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LIBERTES & DROITS DE L'HOMME : ACTUALITES

Garde à vue : le Président du Conseil national des barreaux répond au syndicat Synergie-Officiers


Le Président du Conseil national des barreaux répond au communiqué de presse publié le 17 novembre par le syndicat Synergie-Officiers. Il relève le caractère infondé et outrancier des accusations gratuites d’incompétence ou de partialité proférées à l’égard des avocats, qui n’ont pas leur place dans un véritable débat démocratique.


Garde à vue : le Président du Conseil national des barreaux répond au syndicat Synergie-Officiers
Le syndicat Synergie-Officiers a diffusé, le 17 novembre dernier, un communiqué de presse intitulé « G.A.V. illégales : campagne publicitaire des avocats ? » contenant des accusations gratuites d’incompétence ou de partialité à l’égard des avocats.

Le Président du Conseil national des barreaux rend public un courrier dans lequel il relève le caractère infondé et outrancier des propos de Synergie-Officiers qui démontrent une véritable méconnaissance de la profession d’avocat. De tels propos n’ont pas leur place dans un véritable débat démocratique.

Ce syndicat fait grief aux avocats de défendre les intérêts de leurs clients. Il ne saurait en être autrement dans notre procédure pénale.

La mission de l’avocat est d’assister, de représenter et de défendre son client, qu’il soit mis en cause ou victime, dans le cadre d’une procédure déséquilibrée où l’égalité des armes demeure malheureusement un idéal. En le faisant, les avocats participent bel et bien à la défense des libertés publiques.

Les avocats interviennent quotidiennement dans le cadre des commissions d’office ou des comparutions immédiates. L’indemnisation dérisoire qu’ils reçoivent de l’Etat n’entame pas leur foi dans leur serment, qui leur fait obligation d’agir avec dignité et humanité, et rétribue mal leur compétence et leur courage.

Dans le cadre du débat qui s’engage sur la réforme de la procédure pénale, la profession d’avocat estime que les règles de la garde à vue sont totalement inadaptées à notre Etat de droit. La culture de l’aveu et l’esprit entourant ce moment de la procédure pénale doivent changer. Les policiers n’ont rien à craindre de la présence des avocats lors de la garde à vue.

Un système où la personne mise en cause ne se verrait pas reconnaître les droits reconnus par la Constitution ou les règles européennes n’est pas acceptable.

Le statut des policiers, leurs missions, exercées sous le contrôle du juge, seul garant de la liberté individuelle aux termes de notre Constitution, les obligent à protéger les droits et libertés de chacun, y compris ceux des personnes recherchées ou poursuivies pour des crimes ou des délits. Les policiers ne sont pas les défenseurs des victimes ni les accusateurs des personnes mises en cause. Cette égalité devant la justice à laquelle ils participent au même titre que les avocats, chacun dans son rôle, est au fondement de notre pacte républicain.

Les avocats pensent que la France doit choisir un système pénal adapté et respectueux des règles constitutionnelles et européennes.

Le débat sur la réforme de la procédure pénale aura lieu. Démocratiquement. Les avocats ne le craignent pas. Ils l’appellent de leurs vœux.


Mardi 8 Décembre 2009

     


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